La guerre entre cigarettes : une grande première en France

C’est la première fois qu’un parquet de la cour reçoit un procès de ce genre en France. Dans un contexte fortement concurrentiel, les buralistes se positionnent en tant que plaignants d’une part et professionnels de l’e-cigarette de l’autre, sur le banc des accusés. Faisons un peu le point sur cette affaire.

Les causes de cette bataille

cigarette electronique chez un buralisteCet évènement marquant s’est produit à Plaisance-du-Touch, dans la banlieue toulousaine. Le plaignant, un vendeur de vraies cigarettes accuse les responsables d’Esmokeclean, fabricant d’e-cigarette. Ce dernier a ouvert un magasin en juin tout près du pas de la porte du buraliste. L’accusation se porte sur la violation de la règlementation en faisant dans leur magasin presque partout de la publicité illicite en faveur d’un produit s’apparentant au tabac. Le buraliste pose ainsi la question du monopole de la vente des cigarettes.

Tous les coups sont permis !

Sans se voiler la face et en analysant profondément la situation, on peut constater avec les statistiques que la cigarette électronique gagne de plus en plus de terrain. Le contexte souvent utilisé par les fabricants et commerçants d’e-cigarette, pour vanter leurs produits est que les fumeurs veulent fumer sainement et économiquement. Selon toujours leurs dires, l’e-cigarette séduit également les fumeurs qui veulent arrêter le tabac. De plus, les fabricants affirment que la cigarette électronique présente l’avantage d’être utilisable partout, même dans les lieux publics. Enfin, mais qui n’est pas du tout le moindre, l’e-cigarette ne contient aucun élément susceptible d’être à l’origine de maladie comme le cancer. Cependant, on n’est pas du tout sûr du fait que les cigarettes électroniques sont « clean » et n’affectent en rien la santé des fumeurs qu’ils soient actifs ou passifs. À l’inverse de l’e-cig, la vraie cigarette, elle est nocive. Pour remuer le couteau dans la plaie, on affirme fréquemment que dans les vraies cigarettes, on peut recenser 4000 agents chimiques dans une tige de cigarette ordinaire. 400 d’entre eux sont reconnus comme cancérogènes. La bataille s’annonce rude pour les deux parties.
La confédération des buralistes a exprimé sa totale solidarité avec le plaignant et prévenu qu’en cas de décision favorable, elle encouragerait tous ses adhérents à suivre son exemple.
La question qui se pose c’est que le juge du tribunal de commerce de Toulouse va trancher en faveur de quel camp, le 9 décembre prochain ? Une affaire qui est à suivre de près !

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